Splitscreen-review Image de Dragons 3 de Dean DeBlois

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Dragons 3 : Le monde caché

Publié par - 21 février 2019

Catégorie(s): Cinéma, Critiques

Près de dix ans après la sortie de Dragons, le troisième et dernier volet de la saga Dreamworks, Dragons 3 : le monde caché prolonge –  et conclut –  les aventures de ses héros. Harold est désormais devenu le chef de sa tribu et il s’est entouré de ses amis et de son fidèle dragon Krokmou, lui aussi leader de son espèce. À Beurk, le village qu’ils occupent, l’harmonie continuer de régner entre les humains et les dragons. Mais tout se complique lorsqu’une Furie Éclair fait son apparition. Le désordre s’empare de l’univers du héros. Cela coïncide étrangement avec l’arrivée d’une nouvelle et grande menace pour le village de Beurk. Dragons et vikings vont alors devoir se battre ensemble jusqu’au bout du monde pour protéger tout ce qu’ils chérissent.

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Graphiquement, comme d’un point de vue scénaristique, Dragons 3 est une réussite. L’histoire est captivante et on se laisse gagner aisément par le quotidien des Vikings entourés de leurs dragons tout aussi sympathiques que les humains décrits ici. Même si le contenu et l’issue de l’épopée proposée ici reste prévisible, elle n’en provoque pas moins une émotion dans la mesure où le phénomène d’identification aux personnages fonctionne d’emblée.

Le charme opère d’autant plus que le travail sur la 3D est remarquable. D’abord parce que la virtuosité technique, ce qui est rare dans l’animation, s’efface au profit du propos. Pourtant, Dragons 3 nous offre des décors plus grands et plus riches que les précédents opus. Une surenchère visuelle que le film n’exploite pas pour épater le regard mais pour créer un discours. Bien que l’humour et les gags soient toujours au rendez-vous, l’histoire se veut cette fois-ci beaucoup plus poétique que celles des films précédents. En réalité, le propos est plus mature. C’est qu’Harold grandit et les préoccupations qui sont les siennes influencent sa vision du monde.

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Dans Dragons 3, on envisage le futur, on se projette dans l’avenir. Bref, les questionnements des personnages sont plus tournés vers des préoccupations d'adultes. Harold devra, devoirs obligent, renoncer à certains acquis ou certaines croyances. Le doute s’empare de lui ; bienvenue dans l’âge du doute et des responsabilités.

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Si d’habitude les trilogies ne sont pas forcément cohérentes de bout en bout, Dragons 3 s’affirme comme une excellente conclusion. Et la suite alors ? Aux spectateurs de l’envisager. Quels adultes deviendront Harold et ses amis ? Question que se pose tout individu qui prend conscience que l’enfance s’arrête et qu’il faut désormais penser autrement. Dragons 3, dans un registre commun à Toy Story ou encore à Harry Potter, marque avec intelligence les étapes d’un apprentissage. Celui d’une transition douloureuse où l’individu se métamorphose, se transforme tant physiquement que psychiquement pour devenir un être différent, un inconnu qu’il faudra apprivoiser. Souhaitons d’ailleurs à Dragons 3 de connaître le même futur que Toy Story ou Harry Potter c’est-à-dire de devenir un classique pour les petits qui deviendront des grands qui, avec un peu de chance, n’oublieront pas leur âme d’enfant.

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Crédit photographique : © Universal Pictures International France

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