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Le criminel

25 avril 2019

Edito

De tous temps, le crime et celui qui le perpétue, le criminel, ont fasciné les populations. Toutes les formes d’expression se sont emparées très tôt de l’image du criminel. C’est que cette figure est représentative et contemporaine des maux latents qui irriguent toutes les sociétés. Peu importe la forme, que ce soit des récits empruntés au réel ou imaginés, des peintures, des sculptures, des images animées en tous genres, etc., le criminel a toujours été l’incarnation d’une force obscure qui parasite l’évolution des civilisations qui produisent ces êtres déviants. Dès lors que l’on s’attache à comprendre le fonctionnement d’une société, il convient d’observer quel genre de criminel cette collectivité produit et alimente. Dites-moi quels criminels vous rencontrez et je vous dirai dans quelle société vous vivez. Si le criminel attire autant qu’il révulse, c’est parce qu’il est le reflet des multiples travers qui pointent la limite des mondes qui en accouchent. Souvent, le criminel est un élément qui transforme le drame en tragédie. En ce cas, il est l’incarnation de toutes les afflictions possibles. Au contraire, le criminel peut être l’antithèse qui permet d’exalter les qualités d’une communauté ou d’une civilisation qui se définissent par les limites vertueuses qu’elles se fixent. Ces éléments nous ont paru suffisants pour observer comment les différents médias qui alimentent nos rubriques traitent aujourd’hui le phénomène. Il est donc ici question de prolonger certains débats sociologiques initiés dans nos précédents dossiers.

Crédit image : underworld1927©criterioncollection