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Là où les eaux se mêlent - Lyon Biennale d'art contemporain 2019

6 novembre 2019

Edito

Pour la quinzième Biennale d’art contemporain de Lyon, sept curateurs du Palais de Tokyo de Paris ont investi trois lieux majeurs : le M.A.C. de Lyon, l’I.A.C. de Villeurbanne et les anciennes usines Fagor situées dans le septième arrondissement de Lyon. D’autres expositions sont aussi associées, comme à la Fondation Bullukian, ou au monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse.

Après Mondes flottants, retour à l’élément liquide. Là où les eaux se mêlent est une invitation aux mélanges. Le végétal, l’animal, le minéral, les nouvelles technologies, l’histoire des hommes. Le tout se côtoie, s’entremêle, s’oppose, se confond et cela crée des paysages. Des paysages visuels, sonores et même olfactifs. L’échelle est variable, locale ou planétaire, le temps aussi.

Là où les eaux se mêlent amène à réfléchir aux liens qui vont unir les œuvres ou pas, mais en tout cas amorcer voire forcer un dialogue. Des paysages s’offrent alors au regard du visiteur. Et pour le nouveau lieu majeur de la Biennale que sont les anciennes usines Fagor, le défi est de taille : comment occuper près de 29 000 mètres carrés ?

L’exposition Là où les eaux se mêlent soulève une question centrale, celle de la présentation d’une œuvre dans un lieu, son environnement. Elle amène donc à se poser la question du déplacement du visiteur et donc de son placement. Un paysage étant ce que notre regard perçoit d’un endroit précis, le choix de notre point de vue au sens premier de l’expression est déterminant puisqu’il conditionnera notre réception-interprétation des œuvres.

Cet environnement est si conséquent dans les usines Fagor qu’il en vient à parasiter notre perception dans les autres lieux d’exposition de la Biennale.